
Comment l'article 41 du règlement eIDAS crée une présomption légale d'authenticité documentaire. Ce qu'un horodatage qualifié certifie précisément et pourquoi il est accepté devant les 27 juridictions de l'UE sans preuve complémentaire.
En janvier 2025, une startup fintech zurichoise était à six semaines de boucler un tour de table Series B lorsqu'un concurrent a déposé un brevet sur ce qui semblait être le même algorithme central. L'équipe juridique des investisseurs a demandé au CTO de la startup de fournir des preuves du développement antérieur : des horodatages sur les premiers documents d'architecture, le livre blanc initial, la spécification du prototype. Le CTO disposait de hachages de commits GitHub et de fils de messagerie. Aucun de ces éléments ne bénéficiait d'une présomption légale en vertu de l'eIDAS ou du ZertES. Le tour de table a été retardé de quatre mois le temps de constituer le dossier d'antériorité, ce qui a coûté à l'entreprise CHF 230 000 en frais juridiques et de conseil.
Un horodatage électronique qualifié en vertu du règlement eIDAS UE 910/2014 n'est pas simplement une annotation de date et d'heure attachée à un fichier. Il s'agit d'une attestation cryptographique légalement présumée qui inverse la charge de la preuve dans toute procédure où l'authenticité d'un document ou la date de création est contestée.
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