Protection de la propriété intellectuelle pour les startups logicielles en Suisse : guide juridique
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Protection de la propriété intellectuelle pour les startups logicielles en Suisse : guide juridique

Les startups logicielles suisses font face à des défis spécifiques en matière de propriété intellectuelle lors des levées de fonds et des opérations de fusion-acquisition. Comment les sceaux certifiés ZertES créent des antériorités recevables en justice pour le code, les algorithmes et les designs produit.

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Philipp Stuppnik· Co-Founder & IP Strategy
·June 3, 2026· 9 min de lecture

En avril 2024, les deux cofondateurs d'une société B2B SaaS genevoise se sont séparés à la suite d'une rupture de leur relation de travail. En moins de trois semaines, le cofondateur partant a revendiqué la propriété du module d'authentification qu'il avait développé lors de la première année de la société. Le fondateur restant disposait d'un historique de commits git. Le cofondateur partant disposait du même historique avec son nom sur les mêmes commits. Aucun horodatage externe n'existait sur le code central. Le différend a été soumis à la médiation. Les frais juridiques ont dépassé 180 000 CHF avant qu'un accord soit conclu.

Ce résultat n'est pas exceptionnel. Les startups suisses dans le domaine des logiciels évoluent dans l'un des environnements commerciaux les plus sensibles en matière de propriété intellectuelle au monde. La solide tradition juridique de la Suisse, sa proximité avec les marchés européens et son secteur actif de capital-risque font que la qualité de la documentation de la PI influe directement sur les valorisations lors des levées de fonds, les négociations de partenariats et les multiples de sortie.

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