En fevrier 2025, une illustratrice freelance basee a Lausanne a realise une serie de douze impressions editoriales pour une marque de style de vie suisse. Elle a telecharge les fichiers finaux sur le lecteur partage du client avant que le contrat ne soit contresigne. Trois mois plus tard, les memes images sont apparues sur l'emballage imprime de la marque, attribuees a un designer interne. Elle n'avait aucune preuve scellee de la date de creation. Sa seule documentation etait les horodatages du lecteur partage, que l'equipe juridique de la marque a contestes comme etant generes par le serveur.
La Convention de Berne lui a automatiquement donne le droit d'auteur des le moment de la creation de chaque impression. Ce qui lui manquait, c'etait la preuve. Dans les litiges de propriete intellectuelle, un droit sans preuve verifiable ne vaut pas grand-chose devant un tribunal.