Chaque agence connait la meme histoire. Un detail structurel est conteste deux ans apres la reception. Quelqu'un produit un plan. L'agence est a peu pres certaine que ce n'est pas la revision emise, mais le prouver suppose de remonter des fils d'e-mails et un systeme documentaire depuis migre.
L'objet reel du litige
Les actions en responsabilite portent rarement sur l'exactitude d'un calcul. Elles portent sur ce qui a ete emis, dans quelle revision et a quelle date. Trois failles reviennent: l'ambiguite de revision, l'incertitude de date, et la modification silencieuse d'un PDF transmis.
Ce que le scellement apporte
L'empreinte cryptographique fige la revision: si une ligne, une cote ou une mention change, la verification echoue. L'horodatage qualifie provient d'une autorite accreditee et non du serveur de l'agence, et beneficie d'une presomption legale au titre du reglement eIDAS. La signature electronique qualifiee lie le plan au professionnel responsable, un cachet le lie a l'agence.
Le cadre juridique
En Suisse s'applique la ZertES (RS 943.03); selon l'art. 14 al. 2bis CO, la signature electronique qualifiee equivaut a la signature manuscrite. Les plans d'architecture sont par ailleurs proteges automatiquement en tant qu'oeuvres au titre de la Convention de Berne. Ce qui n'existe pas automatiquement, c'est la preuve de la date de creation.





