SES, SEA ou SEQ.
Le niveau de signature dont votre document a vraiment besoin.
Qu'est-ce qu'une signature électronique qualifiée ?
La signature électronique qualifiée, ou SEQ, est le plus élevé des trois niveaux de signature définis par eIDAS dans l'UE et par la SCSE en Suisse. Elle est créée avec un certificat qualifié après vérification de l'identité du signataire, et la loi la traite comme une signature manuscrite.
La plupart des documents n'en ont pas besoin. Quand la question porte sur ce qu'un fichier contenait à un moment donné plutôt que sur qui s'est engagé, un horodatage qualifié y répond à lui seul. Cette page vous mène au bon choix.
Les trois niveaux de signature en un écran
Les deux cadres classent les signatures électroniques sur la même échelle à trois degrés. Le niveau décide de ce qu'un tribunal fait de la signature, pas de son apparence sur la page.
Signature électronique simple
Toute marque électronique : un nom tapé, une image de signature scannée, une case cochée.
Recevable comme preuve, et guère plus. Elle ne prouve presque rien sur qui a signé ni sur une modification ultérieure du document.
Signature électronique avancée
Liée de manière univoque au signataire, permettant de l'identifier, créée sous son contrôle exclusif et liée au document de sorte que toute modification ultérieure soit détectable.
Une preuve solide pour les documents d'affaires courants. Elle ne remplace pas une signature manuscrite là où la loi en exige une.
Signature électronique qualifiée
Une signature avancée créée avec un dispositif qualifié de création de signature et fondée sur un certificat qualifié, délivré après vérification d'identité.
Le niveau doté de l'assimilation à la signature manuscrite, des deux côtés de la frontière.
L'assimilation repose sur deux dispositions. Dans l'UE, l'article 25 d'eIDAS donne à la signature électronique qualifiée l'effet juridique équivalent d'une signature manuscrite. En Suisse, l'art. 14 al. 2bis CO assimile la signature électronique qualifiée à la signature manuscrite, pour autant qu'elle repose sur un horodatage qualifié et provienne d'un prestataire reconnu au titre de la SCSE. Les règles légales ou contractuelles contraires sont réservées.
Quand il faut une SEQ, et quand un horodatage suffit
La décision tient à ce que le document devra prouver plus tard.
La SEQ est le bon outil quand la signature elle-même porte un poids juridique
- La loi attache une exigence de forme écrite au document, et vous voulez la voie électronique qui la satisfait.
- Une contrepartie, un régulateur ou une politique interne exige une identité de signataire vérifiée, pas seulement un nom sur une ligne.
- Le document engage une personne : contrats, décisions du conseil, procurations, accords RH.
Un horodatage qualifié suffit quand la question est ce qui existait, et quand
- Il vous faut une preuve datée qu'un fichier existait exactement dans cet état : maquettes, code source, manuscrits, données de recherche.
- Personne ne doit s'engager à rien. Le fichier est la preuve, pas une signature en dessous.
- Vous voulez la preuve sans faire passer quiconque par une vérification d'identité.
La voie de l'horodatage a son propre fondement juridique. Au titre de l'article 41, paragraphe 2, d'eIDAS , un horodatage électronique qualifié bénéficie d'une présomption d'exactitude de sa date et de son heure et d'intégrité des données qui lui sont liées, et le paragraphe 1 interdit de lui refuser tout effet juridique au seul motif qu'il est électronique. Le fichier porte ainsi lui-même une trace datée exploitable par un tribunal, sans aucune cérémonie de signature.
Pourquoi un seul sceau couvre les deux cadres
Swiss Trust Layer scelle via Swisscom Trust Services, accrédité au titre de la SCSE et actif comme prestataire de services de confiance qualifié au titre d'eIDAS. Un seul flux de scellement produit donc une signature ou un horodatage qui satisfait en même temps la norme suisse et la norme de l'UE.
Pour être précis sur la nature de cette affirmation : elle décrit la norme technique que le sceau atteint grâce aux accréditations de Swisscom, pas les marchés où Swiss Trust Layer est présente comme entreprise.
- Côté suisse : la reconnaissance au titre de la SCSE, le socle sur lequel repose l'assimilation de l'art. 14 al. 2bis CO.
- Côté UE : le statut de prestataire de services de confiance qualifié au titre d'eIDAS.
- Effet pratique : pas de second processus, pas de second prestataire, pas de nouvelle signature pour l'autre juridiction.
Ce que vous recevez
Chaque scellement produit le même ensemble d'artefacts, qu'il s'agisse d'une signature qualifiée ou d'un horodatage qualifié.
Le PDF scellé
Votre document avec la signature ou l'horodatage incorporé, prêt à classer, envoyer ou archiver.
Un certificat vérifiable
Une trace de ce qui a été scellé, quand, et par quel prestataire. Elle tient toute seule et accompagne le document.
Une vérification publique sans connexion
Toute personne à qui vous remettez le document peut le vérifier sur la page publique de validation, sans compte et sans vous contacter.
Décider en un tableau
Trouvez votre situation dans la colonne de gauche. La colonne du milieu indique ce qui y répond.
| Votre situation | Ce qui y répond | Prochaine étape |
|---|---|---|
| Je dois signer un contrat soumis à des exigences légales de forme | Signature électronique qualifiée | Lancer une signature qualifiée |
| Je dois prouver que j'avais ce fichier à ce moment | Horodatage qualifié | Sceller le fichier |
| Plusieurs personnes doivent signer le même document | Flux multi-signatures | Mettre en place la co-signature |
Questions avant de commencer
Qu'est-ce qui rend une signature qualifiée plutôt que simplement électronique ?
Une signature électronique qualifiée vaut-elle en Suisse et dans l'UE ?
Faut-il une SEQ pour chaque document ?
D'autres personnes peuvent-elles vérifier un document scellé sans compte ?
Plusieurs personnes peuvent-elles signer le même document ?
Commencez par le document devant vous
Signez-le au niveau qu'il exige, ou scellez-le avec un horodatage qualifié. Dans les deux cas, vous repartez avec un certificat que chacun peut vérifier.
Lancer une signature qualifiée