En février 2025, un cabinet d'avocats spécialisé en propriété intellectuelle basé à Genève représentait une société suisse de logiciels dans un litige transfrontalier en matière de brevets. Un concurrent allemand avait déposé un modèle d'utilité trois semaines après la première réunion interne de conception de la société suisse. Le problème : la société suisse ne pouvait pas prouver la date antérieure. Aucun horodatage qualifié, aucune preuve admissible en justice. L'affaire s'est réglée pour EUR 310 000, payés par la société suisse, dont les avocats n'avaient aucune présomption légale sur laquelle s'appuyer.
Le règlement eIDAS (UE n° 910/2014) est l'épine dorsale juridique de la confiance numérique au sein de l'Union européenne. Pour tout cabinet ou toute entreprise opérant numériquement au-delà des frontières de l'UE, comprendre eIDAS n'est pas une option. Il détermine quelles transactions numériques ont force juridique et lesquelles peuvent être contestées devant les tribunaux.